QUI SOMMES-NOUS ?

« Execclesia » n'est ni un mouvement, ni une communauté, ni une association, ni une fondation et ni une institution. C'est un réseau à l'origine de baptisés catholiques non-pratiquants.

Nous sommes des hommes et des femmes qui ne vont plus à la messe, qui ne veulent plus faire partie d'une communauté. Nous vivons pleinement notre foi chez nous, libre et heureux !

Nous avons quitté l'Eglise pour plusieurs raisons :  Principalement liées à l'accueil, à l'intégration, à l'autorité du clergé, à l'autorité de certains laïcs,  des rejets et des bannissements liés aux institutions.

Nous sommes des chrétiens ordinaires, anonymes qui ne ressentons plus rien dans notre paroisse de secteur.  Nous préférons vivre pleinement notre foi chez nous dans notre sphère privée loin des dogmes, des doctrines, d'une hiérarchie et des préceptes. Seul l’Évangile compte pour nous qui est au cœur de notre  vie, cette Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres, aux petits, aux insignifiants, aux hors normes, aux laissés-pour-compte... Seul Dieu, notre Père  doit être prié. Un seul intercesseur notre Seigneur Jésus. En étant en retrait de l'Eglise institution, sortis de la catosphère, nous nous ouvrons plus au monde et à tous ceux qui sont éloignés de l'Eglise, nos familles et amis.

2017 - NAISSANCE DU RÉSEAUX

Le réseau a été créé en France par une femme et deux hommes qui ont eu des responsabilités dans l'Eglise catholique. Entre  30 à 40 ans d'une vie communautaire, ils ont pu constater certes de belles choses, des hommes, des femmes mais aussi des prêtres, des religieux et des religieuses formidables... mais à travers un pouvoir plus sombre, une hiérarchie très contrôlée par une élite intransigeante, et surtout dans leurs responsabilités, ils ont pu constater des clivages, des convoitises et des exactions entre laïcs plus que l'on peut l'imaginer.

A la naissance de ce réseau, l'Eglise était en plein tourment dans les affaires de pédophilies qui ont fait de nombreux dégâts. L'ampleur de ce phénomènes a sidéré le monde entier... Et ce n'est pas terminé. Les faits sont là. Les mémoires collectives transmises de génération en génération donnent les effets suivants :

En 2012 selon un sondage IFOP,

  • 80% de la population française sont des baptisés catholiques contre 92% en 1961. 

  • 7% vont à la messe tous les dimanches voire plus contre 38% en 1961.

  • 35% vont à ma messe quelquefois dans l"année contre 36% en 1961. C'est pratiquement le même chiffre.

  • Par contre en 2012, 58% des baptisés catholiques ne vont jamais à la messe contre 26% en 1961.

Nous faisons donc partie des 58%.

LAÏCS « SUPÉRIEURS » ET « SUBALTERNES »

Il ne faut pas se voiler la face, il y a deux sortes de laïcs comme il y a toujours eu deux  églises dans l'Église.

Les laïcs supérieurs qui font de plus en plus la pluie et le beau temps dans l'Église catholique. Ils doivent donner une image parfaite, du moins en apparence. Mariés avec des enfants (nombreux très appréciés) ou des célibataires (consacrés très appréciés). Tous ont un niveau d'études supérieures. C'est un clan très fermé. Ils se cooptent entre eux. Ils sont à la tête de grandes institutions et en grande majorité, ils sont nommés par les évêques dans des responsabilités diocésaines.

Les laïcs subalternes ceux qui ne donnent pas une image parfaite. Principalement les divorcés, les divorcés remariés, ceux qui recomposent une famille même s'ils ont fait des études supérieures.

Tous ceux qui n'ont pas fait des études supérieures sont des subalternes d'office. Les personnes fragiles psychologiquement sont des subalternes. Ceux qui veulent donner une autre voix dans l'institution peuvent être rétrogradés comme subalternes. Les laïcs subalternes n'ont pas le droit au chapitre. Ils peuvent dans certains cas témoigner à condition que leur témoignage soit conforme à ce que les laïcs supérieurs attendent d'eux.

Certains laïcs supérieurs sont charitables et font beaucoup de bien autour d'eux. Il faut le reconnaître. Mais leur bonne volonté est souvent restreinte car il est difficile pour eux de sortir de la cathosphère. Cependant il surveillent attentivement à ce que les laïcs subalternes ne fassent pas de vagues, ne créaient pas une oeuvre.

Nous ne sommes plus dans l'Ancien Monde du traditionalisme et du progressisme, du conservatisme et du réformisme. Dans le catholicisme, c'est toujours le pouvoir qui domine, c'est dans son ADN et les élites laïques auront toujours le dessus. C'est ainsi. Les laïcs supérieurs en sont convaincus. Ils sont déjà prêts à prendre le relais là où le clergé est en baisse.

Les laïcs subalternes au temps du Christ étaient des « Galiléens »  et les supérieurs des « Judéens ».

Aujourd'hui dans ce nouveau siècle, Il est clairement question dans l'Église catholiques de « sociologie » qui englobe à la fois le social et le sociétal. Les laïcs supérieurs misent plus dans le sociétal que le social, dans l'éthique que dans la misère et la précarité. Le Pape François essaye de faire changer les choses... En vain, c'est peine perdue. Les laïcs supérieurs attendent patiemment son successeur. 

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