LA DÉPRESSION, LA FOI, LA COMMUNAUTÉ

N'attendez rien de l'assemblée dominicale et de l'institution

La dépression touche un grand nombre de personnes dans le monde entraînant une grande souffrance. D'après les spécialistes, c'est une maladie préoccupante car elle n'arrête pas de s'amplifier. L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) prévoit qu'elle sera en 2020 la deuxième cause de mortalité dans le monde. Les personnes dépressives se sentent seules. Elle font le vide autour d'elles, dans leur famille et chez leurs amis. Pour les fidèles catholiques, c'est pire car elles ne trouvent aucun soutien dans la communauté paroissiale ou d'une institution catholique. C'est triste à dire, mais c'est la réalité.

Il y a « des hauts et des bas » dans la vie de chacun d’entre nous. Une expression qui veut dire que dans notre vie, il y a des moments où tout est favorable, tout se passe relativement bien dans notre existence et d’autres moments où notre vie devient très compliquée et plus rien ne va. Il existe aussi une autre expression populaire française (récente) que nous entendons souvent dans notre quotidien : « Il y a des jours avec et des jours sans ». Et quand une personne va mal, on l’entend dire : « Oh aujourd’hui c’est une journée sans » ce qui veut dire : « laissez-moi tranquille, je veux rester seul. » Le problème, c’est quand « les jours sans » ou « les bas » se répètent inlassablement, jour après jour, et de fait, devant la personne qui exprime cela, on n’ose plus du coup intervenir, soit par agacement, qui dans notre for intérieur, nous ne souhaitons pas que cela nous arrive, soit parce que nous pensons que la personne qui souffre se laisse trop aller ou qu’elle s’écoute beaucoup trop. En réalité nous ne savons pas quoi faire et nous sous sentons démunis. Conclusion, la personne dépressive reste seule et fait le vide autour d’elle. Il faudra du temps, beaucoup de temps pour retrouver une vie normale et harmonieuse avec son entourage. C’est une réalité, la dépression peut toucher chacun d’entre nous. Personne n'est à l'abris.

Déprime ou dépression chronique.

Il faut faire la différence entre « une déprime » et « une dépression chronique ». Chacun d'entre nous peut rencontrer des moments de faiblesse, de fatigue ou de tristesse. C'est des choses qui arrivent. Nous pouvons être également confrontés à un événement douloureux. Une séparation, la perte d'un être cher, un rejet, une agression, un échec. Cela peut être passager dans la majeure partie des cas, fort heureusement. Il est peut-être conseillé tout de même de consulter un médecin qui sera de bon conseil sans vous donner systématiquement un traitement médicamenteux. Un petit suivi psychologique peut accélérer le retour à une vie normale.

Par contre, si cela persiste, si chaque jour de notre existence est de plus en plus morose, si nous nous sentons dévalorisés, que nous ressentons une perte d’énergie, un manque de courage dans nos activités quotidiennes complété d’un manque de concentration, si un  rien nous irrite… sans oublier un changement d’appétit, de poids et des troubles du sommeil… Là incontestablement on parle de « dépression chronique ».

La dépression : Maladie psychique grave

Ce qui peut paraître curieux, c'est que la dépression est la maladie psychique la plus répandue dans notre monde et sa perception est  toujours un sujet tabou. Une maladie qui perturbe, agace, irrite la plupart des entourages parce que, nous la connaissons mal. La dépression est un trouble qui touche notre cerveau, plus précisément notre système nerveux. Nos neurones communiquent entre eux par des neurotransmetteurs qui sont des substances chimiques permettant à l'influx nerveux de passer d'un neurone à l'autre. Pour la dépression, trois neurotransmetteurs jouent un rôle plus ou moins important. La dopamine : Elle est impliquée dans le contrôle du mouvement et de la posture. Elle module aussi l'humeur et joue un rôle essentiel dans la dépendance (Drogue, alcool et autres). La noradrénaline agit dans l'attention, les émotions et le sommeil. Elle joue un rôle essentiel dans les troubles de l'humeur  comme la maniaco-dépression. Il y a la plus importante : La sérotonine qui contribue à diverses fonctions comme la régulation de la température, le sommeil, l'humeur, l'appétit et la douleur. Elle joue un rôle essentiel dans la dépression, les comportements impulsifs. Tous ces troubles seraient un manque de production de la sérotonine. 

La maladie psychique et handicap

La notion de handicap psychique défendue en France par l'Unafam (Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques) a été retenue dans la loi du 11 février 2005 dite « Loi sur le handicap » La dépression « sévère » est reconnue comme un handicap. C'est une maladie grave. Elle peut entraîner des actes irréparables. C'est pourquoi, il est très important de consulter le corps médical pour avoir un traitement adapté à la situation. Une dépression « sévère » s'étend sur plusieurs années. C'est pourquoi, tout se joue au début, si bien sûr les symptômes sont identifiables.

 

Les troubles bipolaires

Avant intitulés « psychoses maniaco-dépressives ». L'Organisation mondiale de la santé (OMS) les place au 6ème rang mondial des handicaps. Elles touchent généralement des jeunes entre 15 et 25 ans. Les troubles bipolaires s'accompagnent d'une forte comorbidité, c'est à dire des troubles liés à la maladie (alcoolisme mais aussi le diabète) faisant encourir aux patients le risque de succomber à d'autres pathologies comme pour la dépression, telle que la maladie cardio-vasculaire. Enfin les conduites à risque (sexualité, alcool, drogue, dépenses excessives) sont fréquentes et associées au handicap. Les troubles de l'humeur qui caractérisent les troubles bipolaires se manifestent par l'alternance de phases euphoriques (ou maniaques) et de phases dépressives. La bipolarité est une maladie contraignante affectant la vie quotidienne. Elle peut concerner différents domaines comme les facultés cognitives, en perturbant la mémoire, l'attention ou encore des fonctions exécutives des maladies, le sommeil, une insomnie sans fatigue peut-être le signe d'un épisode maniaque.

LA DÉPRESSION, LA FOI, LA COMMUNAUTÉ

Quand tout nous accable et nous écrase, nous entrons dans une spirale infernale de l'anxiété et de l'angoisse. Même si elle a été mise à mal, la foi peut aussi nous aider à lutter contre la maladie, à guérir de la dépression. Mais en aucun cas elle peut se substituer à un traitement médical ou d'un suivi thérapeutique. La personne dépressive a tendance à s'isoler. Dans la foi en Dieu et en Jésus nous ne sommes plus seuls. A l'aveugle de Jéricho, Jésus lui dit dans l'évangile de Luc (18, 42)   

« Recouvre la vue, ta foi t'a sauvé. » La foi éclaire notre existence, elle éclaire toutes nos ténèbres quelles qu'elles soient. Oui, la foi contribue à notre guérison. Dans l'Église, il faut le dire, il y a quelques prêtres très accueillants qui peuvent trouver des mots justes pour surmonter nos épreuves même des laïcs . Mais cela reste une extrême minorité . Et de là à trouver une compassion ou un soutien dans sa communauté paroissiale ou dans les institutions catholiques, à trouver de l’empathie et de la bienveillance fraternelle, là vraiment, ça se complique énormément. Les témoignages reçus sont accablants. Le prêtre lui, trop occupé dans ses tâches surtout dans le monde rural, délègue beaucoup aux laïcs... Et là, ça se complique de plus en plus. Dans une communauté paroissiale, il n'existe pratiquement pas de fraternité quand les gens vont bien, alors quand ils vont mal !... On n'en parle même pas. La communauté paroissiale aime quand tout se passe bien en son sein. Beaucoup de témoignages de malades sont unanimes et nous le disent clairement :  « Il y a très peu d'empathie dans une assemblée dominicale. »

La dépression, la méditation  de pleine conscience, la communauté.

Depuis peu, les chrétiens ont recours à la méditation de pleine conscience. C'est assez récent. Pourquoi ?  La raison est simple... Parce que la médecine par la neuroscience s’intéresse de plus en plus à cette pratique... Elle nous vient du Bouddhisme (rejeté bien évidement par le catholicisme). 

Cette méthode a été laïcisée par le professeur en médecine Jon Kabat-Zinn dont le premier importateur médecin en France est Christophe André, psychiatre à l’hôpital sainte-Anne à Paris. Il enseigne cette pratique depuis 2004. 

Toutefois, nous avons remarqué depuis l'année 2000, se développe dans les communautés religieuses catholiques la méthode du docteur Vittoz, qui sont des exercices de réceptivité et de concentration... Une sorte de méditation de pleine conscience.

Un élément important qu'il faut souligner, c'est que la méditation de pleine conscience n'est pas un traitement pour guérir de la dépression. Christophe André est clair sur ce point. Comme toute maladie, parce que s'en est une, il faudra des soins médicamenteux et une thérapie adaptée selon les patients. La « méditation de pleine conscience » est une méthode naturelle de prévention, régulière, pour éviter les rechutes quelques années après. Dans un monde agité qui génère régulièrement du stress et des angoisses, nous pouvons faire et nous vous le conseillons, de la « Pleine conscience ». Même si vous n'êtes jamais tombé en dépression. Cette méthode complètement naturelle vous apaisera. C'est certain.

Il faut aussi être très clair sur un point. La communauté paroissiale ne vous aidera pas à surmonter votre dépression. Les institutions catholiques non plus. C'est malheureux à dire mais ne comptez pas sur elle. Bien au contraire. Beaucoup en on fait une douloureuse expérience. Certains s'en sont éloignés un temps. Même des prêtres. La grande majorités des fidèles n'y sont jamais retournés... Ce fut notre cas. 

 

Et nous vous garantissons que vous pourrez continuer une vie heureuse, de prière avec un esprit clair. La méditation de pleine conscience à la Lumière de l’Évangile, chez vous ou en pleine nature transformera votre vie. Il faudra du temps. Mais au bout du chemin, c'est incontestablement le plein bonheur.

Voir aussi :

>>> La méditation de pleine conscience

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