ÉVANGÉLISATION

Que signifie « Evangéliser » aujourd’hui dans notre monde ?

À vrai dire pas grand-chose !

« Prier » est plus parlant. On prie Dieu, on prie notre Seigneur Jésus. Dans la tradition catholique dont nous faisons partie, on prie plus souvent ‘‘Marie’’ (la vierge), beaucoup les ‘‘Les saints’’ et il faut l’avouer plus que notre Seigneur Jésus.

Les croyants qui vous aiment bien prieront pour vous, pour votre santé, vos épreuves, vos difficultés, pour votre famille… mais « Evangéliser » cela paraît plus abstrait, plus confus.

Dans l’Église catholique, évangélise-t-on ?

Bien sûr ! répondra-t-on.

Chaque dimanche à la messe, nous proclamons la Bonne Nouvelle de notre Seigneur Jésus pendant l’office des lectures.

Et en dehors de l’Église ? Sylvie nous dit : « On peut être présence de l’Évangile par nos actes charitables que nous faisons autour de nous. » Sylvie a raison. Beaucoup d’hommes et de femmes font des choses extraordinaires dans l’Église et même en dehors.

« Evangile » veut dire « Bonne Nouvelle ». Évangéliser veut dire : annoncer cette Bonne Nouvelle. Ce n’est pas du prosélytisme. Le prosélyte veut convaincre. L’évangéliste annonce tout simplement… L’Esprit saint est là pour l’encourager, car lui seul lui en donne l’occasion.

Évangéliser date bien avant notre Seigneur Jésus. Cela existait dans l’Ancien Testament. Pour preuve : Au début de sa vie missionnaire, notre Seigneur se retrouve dans une synagogue de Nazareth. Il lit la parole du prophète Isaïe : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur. » Jésus replia le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous dans la synagogue tenaient les yeux vers lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit à vos oreilles ce passage de l’Écriture. »

L’Évangile de Luc nous dit que notre Seigneur eut bon accueil de la part des chefs religieux. Mais ensuite quand il affirma que cette bonne nouvelle était destinée au monde entier, aux étrangers, aux non-juifs, là fut une autre histoire, une révolution.

Cependant tout n’était pas dit. Durant toute sa vie missionnaire, notre Seigneur n’a cessé d’annoncer cette bonne nouvelle en l’étoffant par des révélations uniques qui a changé le cours de notre humanité. Un Baptême de conversion pour le salut de notre âme (jamais entendu dans la religion de juive). D’un Dieu inaccessible aux attributions de magnificences et de puissances... Notre Seigneur Jésus nous révèle une attribution de Dieu plus intime « Dieu est Père » Abba en Hébreu : « Papa ».

Dieu est un papa qui aime tous ses enfants, toutes les femmes et tous les hommes de ce monde. En son fils, nous sommes tous frères. Dans cet amour, notre Seigneur Jésus nous prépare une place dans son Royaume. Incroyable !

Dieu « Papa », ça, c’est aussi une révolution.

Toujours dans cette Bonne Nouvelle, notre Seigneur Jésus nous donne un commandement nouveau en Jean 13, 34-35 : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

Malheureusement, dans l’histoire de notre humanité, les hommes en ont décidé autrement. Sans se décourager des hommes et des femmes ont sans cesse « évangéliser », ont donné leur vie pour les pauvres et les opprimés faisant même l’admiration des non-croyants.

Aujourd’hui, la mondialisation laisse sur le carreau des hommes et des femmes qui ont du mal à suivre et à s’en sortir. Dans ce monde agité, on ne remarque même plus ceux qui tombent sous nos yeux. Dans ce monde de la performance et de l’excellence, on jette tous ceux qui ne sont pas dans la norme.

Plus que jamais notre monde a besoin d’être évangélisé. Malheureusement les religions donnent une mauvaise image auprès de ceux qui sont dans une recherche spirituelle. Quelle place peut avoir la Bonne Nouvelle de notre Seigneur Jésus dans ce monde ?

Les élites laïques qui prennent le pouvoir dans l’Église catholique sont plus préoccupées par l’éthique et la bioéthique plutôt que de témoigner de la Bonne Nouvelle de notre Seigneur Jésus.

Dans la mémoire collective des individus transmise de génération en génération, on retient plus les méfaits du catholicisme. On pointe du doigt sa hiérarchie. Les récents scandales des abus sexuels n’ont rien arrangé.

Nous comprenons plus que quiconque tous ceux qui ne veulent plus participer à la messe le dimanche, ceux qui se sont éloignés de leur communauté.

L’important pour avoir une vie chrétienne harmonieuse et bonne, c’est de lire chaque jour la Bonne Nouvelle de notre Seigneur Jésus. Pratiquer la méditation de pleine conscience chez vous ou en pleine nature. Témoigner de votre expérience qui a changé le cours de votre nouvelle existence.

Chaque jour, nous mettons en ligne l’évangile qui demeure toujours au cœur de notre vie.

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