Il y a toujours eu deux églises

dans l'Église.

Évangile de notre Seigneur Jésus

(Matthieu 21, 28-31)

28 « Jésus dit aux grands prêtres et aux anciens du peuple :  « Mais dites-moi votre avis. Un homme avait deux enfants. S'adressant au premier, il dit : Mon enfant, va-t'en aujourd'hui travailler à la vigne. – 29 Je ne veux pas, répondit-il; ensuite pris de remords, il y alla. 30 S'adressant au second, il dit la même chose ; l'autre répondit: Entendu, Seigneur, et il n'y alla point. 31 Lequel des deux a fait la volonté du père » –  « Le premier » , disent-ils. Jésus leur dit: « En vérité je vous le dis, les publicains et les prostituées arrivent avant vous au Royaume de Dieu. 32 En effet, Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n'avez pas cru en lui; les publicains, eux, et les prostituées ont cru en lui; et vous, devant cet exemple, vous n'avez même pas eu un remords tardif qui vous fît croire en lui. » 

© La Bible de Jérusalem ~ Editions du Cerf, Paris 1998

​Il y a toujours eu deux églises dans l’Église. L’Église du pouvoir et l’Église du peuple. L’Église des autorités religieuses et je vais peut-être en choquer plus d’un, l’Église de notre Seigneur Jésus, des insignifiants, des laissés pour compte, des pauvres, des boiteux, des estropiés, des païens et des prostituées et j’en passe.

 

Après la mort de notre Seigneur Jésus, après la Pentecôte, des petites communautés fleurissaient à commencer par les juifs de Jérusalem puis dans le bassin méditerranéen par la mission des premiers apôtres jusqu’à Rome sans oublier Saint Paul de. Les historiens ont du mal à établir une chronologie de l’extension des premières communautés chrétiennes.

 

Les premières communautés se trouvaient essentiellement dans les grandes villes. À Rome, on ne voyait pas cela d’un très bon œil, car les chrétiens rejetaient toutes les croyances polythéistes (c’est-à-dire de plusieurs dieux) mais surtout de prier pour l’empereur. Et c’est Néron qui lança la première persécution des chrétiens. Les chrétiens étaient persécutés dans l’Empire romain par les païens où il ne faut pas confondre avec les athées. Les athées ne croient en aucun dieu. Derrière le qualificatif « païens » était désigné tous ceux qui avaient d’autres croyances qu’un Dieu unique.

 

À Rome, les chrétiens subiront des tortures même sur les places publiques, de terribles supplices, ils serviront même de repas pour les fauves. Les persécutions dureront jusqu’au quatrième siècle.

 

En 312, l’empereur romain Constantin se convertit au christianisme. Puis l’année suivante, en 313, a lieu l’Édit de Milan où il promulgue l’arrêt des persécutions des chrétiens qui fera partie des édits de la Tolérance où chaque citoyen est libre de pratiquer son culte.

Il faudra attendre soixante-sept ans en 380 où l’empereur Théodose 1er proclame l’Edit dit de « Thessalonique » où tous les peuples doivent se rallier à la foi transmise aux Romains par l’apôtre Pierre, qu’il proclame « catholique ».

Il y a toujours eu deux églises dans l'Église, celle des rois, des princes et des puissants et celle du petit peuple.

Douze ans plus tard, en 392, le même Théodose proclame le christianisme comme religion de l’empire et interdit tous les autres cultes.

À partir de cette date, l’Église de Rome (papauté) devient un pouvoir au sein de l’Empire romain, puis d’un pouvoir à part entière sur tout l’occident. C’est à partir de ce moment-là que les choses se sont compliquées et se sont gâtées.

Il y a toujours eu deux églises dans l’Église, celle des rois, des princes et des puissants et celle du petit peuple. Celle de la haute hiérarchie ecclésiastique et celle du petit clergé.

Cela a duré quand même près de 19 siècles, non pas jusqu’à la Révolution française comme certains l'imagine, mais jusqu’à la séparation de l’Église et de l’État. En France cette loi a été un coup de tonnerre chez les catholiques. Il y a eu des tensions explosives surtout quand il fallait passer par l’inventaire des biens ecclésiastiques. 

Fin du 19e et début du 20e siècle, l'industrialisation a fait naître une classe ouvrière, toujours aussi pauvre... et toujours en souffrance. Par contre les ouvriers eux, ne priaient plus, ne s’adressaient plus à Dieu, n’allaient plus à la messe. Pas le temps, il n’y avait pas de jour de repos. Beaucoup se sont détournés de l'Église, de la foi, surtout chez les hommes. Chez les femmes, il demeurait toujours une espérance. La misère a toujours suscité les prières des épouses et des mères. L'Église ne se rangeait pas en masse du côté des pauvres. Le communisme et le syndicalisme ont pris la place d'une Église absente.

 

Le marxisme a eu un immense boulevard devant lui, aucune concurrence. La lutte oui ! Jésus non ! Jamais la classe ouvrière n’a été défendue par l'Église dans leur condition de leur travail et encore moins du logis et de la lutte sociale. Il n'y a jamais eu un mouvement de masse, des manifestations dans la bourgeoisie catholique du XIXe et du XXe siècle pour dénoncer par exemple l'esclavage des enfants au travail.

 

En 1841 un enfant travaillait dès l’âge de 8 ans, 8 heures par jour jusqu’à l’âge de 12 ans. 12 heures par jour pour les 12 -16 ans. Le repos du dimanche n’était pas obligatoire. Ce n’est que 33 ans plus tard en 1874 que les enfants de moins de 12 ans ne devaient plus travailler. C’était dans la loi, mais dans la réalité, c’était autre chose. Pour les plus de douze ans, cela ne changeait rien. Ce sont les lois scolaires de Jules Ferry qui commencèrent à mettre fin à l’esclavage des enfants (entre 1881-1882) pour que l’éducation devienne obligatoire pour les plus jeunes.

La première moitié du 20e siècle a fait naître trois classes : la classe dirigeante, la classe ouvrière, la classe indépendante (artisans, petits commerçants, agriculteurs propriétaires).

Il se forme deux tendances politiques et dans le monde au 20e siècle, un siècle bouleversant, c’est le moins que l’on puisse dire marqué par les deux guerres mondiales, la bombe atomique, la révolution russe de 1917 et l’empire soviétique, la guerre froide, la chute des colonies européennes, la crise pétrolière, le nucléaire, le réchauffement climatique et j’en passe surement.

Les deux tendances politiques sont selon les pays : 

d'un côté le conservatisme, la droite, les libéraux, les démocrates chrétiens et les républicains (Etats Unis). de l'autre les réformistes, les progressistes, les travaillistes, la gauche, des démocrates sociaux et les démocrates (Etat Unis). S'ajoute à cela deux entités qui émergent en Europe et dans le monde : Le nationalisme et le souverainisme.

 

Les régimes sont :

  • Le capitalisme, basé sur la propriété privée, sur des moyens de production à ceux qui les mettent en œuvres, sur l’accumulation du capital donnant le pouvoir aux actionnaires. Dans notre monde moderne, le capitalisme est une puissance mondialisée qui dirige les états.

  • Le socialisme, basé sur la priorité de l’intérêt général par rapport à l’intérêt particulier, basé dans la lutte contre l’individualisme, sur la solidarité, l’égalité des chances et la répartition équitable des ressources. Le socialisme est en opposition au libéralisme.

  • Le libéralisme est une doctrine politique née en France après la révolution qui défend les libertés individuelles sur le travail, l’entrepreneuriat, la politique économique et même sur les libertés religieuses sans intervention de l’état. Le libéralisme occulte la solidarité surtout étatique, principalement sur les services publics. C’est le pouvoir de l’argent, rempart de la liberté qui doit être librement réinvesti sans contrainte.

Au vingtième siècle, il y a eu aussi deux grandes idéologies, le marxisme, dans la lutte des classes et du communisme opposé au capitalisme valorisant la propriété collective plutôt que la propriété privée. Ces deux doctrines ont été quasiment éteintes à la fin du 20e siècle en Europe sauf hélas, encore dans des pays totalitaires.

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