Handicap Psychique

Présentation

La notion de handicap psychique défendue par l'Unafam (Union nationale de Familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques) a été retenue dans la loi du 11 février 2005 dite « loi sur le handicap » (en France).

Le handicap mental résulte le plus souvent de pathologies identifiables (traumatisme, anomalie génétique, accident cérébrale), il associe une limitation des capacités intellectuelles qui n'évoluent pas, une stabilité dans les manifestations des symptômes, et une prise de médicaments très modérée. Le handicap psychique reste de cause inconnue à ce jour.

Les capacités intellectuelles sont indemnes et peuvent évoluer de manière satisfaisante. La symptomatologique est instable , imprévisible. La prise de médicaments est le plus souvent indispensable, associée à des techniques de soins visant à pallier voire à réadapter les capacités à penser et à décider. [1]

 

La Dépression

La dépression est un trouble mental courant et l'une des principales causes de handicap dans le monde [2]

La dépression se manifeste par une humeur triste, une perte d'intérêt pour toute activité et une baisse d'énergie. Les autres symptômes sont une diminution de l'estime de soi et de la confiance en soi, une culpabilité injustifiée, des idées de mort et de suicide, des difficultés à se concentrer, des troubles du sommeil et une perte d'appétit. La dépression peut aussi s'accompagner de symptômes somatiques, c'est à dire de douleurs physiques localisées. 

La dépression est souvent une réponse aux déceptions que l'on peut rencontrer dans la vie. On peut se sentir mal dans sa peau après une déception sentimentale où après une déception professionnelle. Cependant, ces épisodes de déprime sont généralement assez courts. Mais dans le cas d'une dépression chronique, les symptômes ne disparaissent pas, au contraire, ils empirent. Une dépression chronique s'étend sur plusieurs années et peut s'impacter sur des troubles profonds concernant l'humeur. Tout se joue au début. Si les premiers symptômes sont souvent identifiables, un stress intense au travail, des crises d'angoisse, un deuil, un mal de vivre, le passage à la chronicité est marqué par un détachement de la dépression par rapport à ces facteurs déclenchants. Ainsi il apparaît que les épisodes dépressifs initiaux vont créer une sorte de fragilité qui va faciliter le passage à la chronicité. Certains scientifiques avancent que la dépression chronique serait le reflet d'une activité autonome du cerveau selon des mécanismes neurochimiques complexes.

 

Les Troubles Bipolaires

Avant intitulés « psychoses maniaco-dépressives ». L'Organisation mondiale de :la santé (OMS) les placent au 6ème rang mondial des handicaps. Elles touchent généralement des jeunes entre 15 et 25 ans. Les troubles bipolaires s'accompagnent d'une forte comorbidité, c'est à dire des troubles liés à la maladie (alcoolisme mais aussi le diabète) faisant encourir aux patients le risque de succomber à d'autres pathologies comme pour la dépression, telle que la maladie cardio-vasculaire. Enfin les conduites à risque (sexualité, alcool, drogue, dépenses excessives) sont fréquentes et associées au handicap. Les troubles de l'humeur qui caractérisent les troubles bipolaires se manifestent par l'alternance de phases euphoriques (ou maniaques) et de phases dépressives. La bipolarité est une maladie contraignante affectant la vie quotidienne. Elle peut concerner différents domaines comme les facultés cognitives, en perturbant la mémoire, l'attention ou encore des fonctions exécutives des maladies, le sommeil, une insomnie sans fatigue peut-être le signe d'un épisode maniaque [3]

La Schizophrénie 

C'est une maladie sévère que l'on retrouve dans le monde entier. Elle débute généralement à l'adolescence et peut durer toute une vie. Elle est très souvent diagnostiquée avec retard. Son évolution se caractérise par des phases de rechute de psychose aiguë dans les premières années, puis une stabilisation avec des symptômes résiduels, d'intensité variable selon les personnes. Des états dépressifs apparaissent souvent au cours d'un épisode aigu. Ils requièrent une prise en charges spécifique en raison du risque de suicide important pendant cette période. La schizophrénie n'est pas rare, elle est deux fois plus rependue que la maladie d'Alzheimer. Cinq fois plus répandue que la sclérose en plaque. 

Attention aux idées reçues : La schizophrénie n'est surtout pas un dédoublement de la personnalité ou une marque de faiblesse de caractère. Encore moins (il faut le dire) une cause par des parents dominateurs, d'une conséquence d'une expérience traumatisante vécue dans l'enfance ou due à la pauvreté du milieu de vie ou à un échec personnel. [4]

 

Les Personnes Borderline 

La personnalité limite est d'abord une personnalité qui ne gère pas bien ses émotions, ce qui donne un caractère fortement instable. [5]. La personnalité borderline est aussi connue sous le nom d'« état limite » ou « état frontière »: L'appréhension de cette maladie est complexe car il est difficile de savoir s'il s'agit d'une maladie psychique à part entière ou d'un trouble de la personnalité. [6]

Les troubles sont commencent à l'adolescence pour continuer à l'âge adulte. Les troubles sont multiples : la sexualité, l'alimentation, la toxicomanie et les addictions. La mauvaise organisation de la personnalité entraîne de l'agressivité, de l'automutilation et des tentatives de suicide. Nous trouvons également des perturbations de l'identité, de instabilité marquée et persistante de l'image ou de la notion de soi. Les personnes borderline peuvent avoir fréquemment des colères intenses, une rage constante ou des bagarres répétées. Cela entraîne des conflits intenses avec son entourage qui ne sait jamais où il en est. C'est extrêmement épuisant pour les proches. La personne borderline s'intègre dans les troubles graves de la personnalité.  

 

Les Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC)

Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) font partie des pathologies de l'anxiété.Les personnes qui en sont victimes sont confrontées à des pensées préoccupantes qui reviennent sans cesse (obsessions). Elles sont contraintes, pour les chasser ou les empêcher de survenir, de se livrer à des rituels particuliers (compulsions). Parmi les plus fréquentes des obsessions figurent la crainte permanente des germes ou de la saleté, qui entraînent comme rituel de se laver les mains des dizaines de fois par jour, ne pas pouvoir serrer la main des gens, de nettoyer son bureau ou son logement en permanence. Il y a aussi des doutes si on a bien fermé la porte à clef avant de partir qui obligent à vérifier des dizaines de fois des actes simples de la vie quotidienne.

L'obsession de l'ordre, de la symétrie qui conduit à effectuer des opérations de rangement incessantes. Ces rituels ne procurent aucun plaisir, mais la personne se sent contrainte de s'y livrer. C'est la seule manière d'obtenir un répit temporaire de ses obsessions. De même, elle se rend compte en général que les obsessions et les rituels pour les combattre n'ont aucun sens, mais elle ne peut les arrêter. [7]

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