Dans l'Église, concernant le rejet, c'est un non-sujet car certains catholiques pensent qu'ils sont purs et qu'ils n'ont rien à se reprocher. Certains pensent qu'ils n'ont rejeté personne, que ce sont les autres qui se sont rejetés eux-mêmes. Il n'y a jamais eu d'humiliation, de manipulation, de mépris, de harcèlement, de rejet et de bannissement. C'est toujours la faute de l'autre.

 

Les souffrances subies par les humbles et les faibles sont des sottises et des légendes. Comme pour le problème de la pédophilie, celui-ci touche tous les milieux sociaux, il est donc scandaleux de se focaliser et de s'en prendre uniquement aux prêtres dans les médias. Non ! L'Église catholique est connue pour être très tolérante et accueillante. Elle fait tout pour garder dans son organisation et ses structures, tous les fidèles laïcs, tous les permanents salariés et les bénévoles fragiles. C'est pourquoi qu'elle peut se permettre de dire, que c'est vraiment une richesse de pouvoir accueillir la fragilité dans le monde du travail. « Regardez-nous ! Nous en donnons un très bon exemple.»

Bien sûr, la réalité est toute autre.

Il y a beaucoup de souffrances et nous sommes loin, très loin de la réalité. L'Église catholique ne changera jamais. Et ça empirera dans les années à venir. Les structures seront dirigées de plus en plus par une élite conservatrice laïque qui se coopte entre elle et paradoxalement ne s'apprécie pas vraiment. De ce côté-là, tout est bien ficelé. Du côté des petites mains, ceux qui veulent faire bouger les choses, rien de plus simple de les liquider et de les éjecter d'une communauté. C'est enfantin !

Cela a été notre cas. À Maryse avec son fils qui s'alcoolise et qui se drogue ; à Pascal, ancien président d'une association catholique ; à (Gabriel), ancien permanent d'une institution catholique. Mais aussi à Martine, secrétaire au sein d'un diocèse, à Sylvie avec son fils handicapé et à David avec sa femme malade. Nous connaissons très bien le problème de la souffrance.

Lâchez-prise ! les institutions et les communautés

 

Bien-sûr qu'il faut faire valoir ses droits en justice s'il y a un préjudice moral lié dans le monde du travail. Mais de quitter la communauté paroissiale ou de vie en restant fidèle à Dieu et à son Fils Jésus-Christ, c'est une grande liberté qui n'a pas de prix... Une liberté immense de vivre sa foi chez soi tout en restant ouverts aux autres.

Voici quelques pistes pour vous aider à vous reconstruire.

Dans un premier temps, n'hésitez pas à exprimer votre colère pour tout simplement l'évacuer. La colère est présente et elle peut vous ronger intérieurement si vous la gardez en vous. Pleurez si c'est inévitable, énervez-vous si c'est nécessaire. Sa colère, Maryse l'a écrite sur une feuille, puis elle l'a exprimée à voix haute chez elle et en pleine nature, en criant parfois. Même à Dieu... N'esquivez rien. Acceptez ce qui vous arrive. Cela ne sert à rien de vouloir changer les choses. Quand la rupture s'est faite entre vous et les institutions de l'Église, cela ne sert à rien de persister.

Une chose importante : Ne cherchez pas pour compenser à aller dans une autre communauté paroissiale, une autre congrégation ou une autre institution pensant qu’ailleurs, il y aurait moins de clivages. Non ! Quittez la communauté d'Église. Vous vous sentirez plus libre... C'est une chance pour vous.

Dites « Oui » à cette nouvelle vie. Cette nouvelle vie de croyants hors de l'Église. 

Prenez votre temps. Ne précipitez pas les choses. Sachez qu'une reconstruction ne se fait pas du jour au lendemain. Redécouvrir que vous êtes « Une belle personne, un être formidable ». Cela prendra du temps comme on prend du temps chaque matin pour se préparer. Ce temps est nécessaire et indispensable.

 

Faire une heure de marche par jour, en pleine nature ou dans un parc ou au minimum deux fois par semaine.

Pensez d'abord à vous. Retrouvez-vous. Vous êtes aux yeux de Dieu une personne formidable, un fils ou une fille aimé de Dieu guidé et soutenu par son Fils Jésus le Christ., notre Seigneur. C'est un fait incontestable. Et avant de pouvoir faire des choses extraordinaires, et avant d'aider les autres, aidez-vous d'abord vous-même. 

 

Retrouvez en vous le bien-être intérieur qui vous amène par la pensée, en esprit, que vous êtes quelqu'un de bien. Par la méditation de pleine conscience avec comme premier objet de méditation votre respiration, comme un grand sportif de haut-niveau (aussi un sportif de la vie) qui a besoin de réguler son souffle après un effort soutenu.

Chaque matin, ayez une pensée positive. Un endroit, un lieu que vous aimez. Une amie ou un ami qui vous est cher. Le sourire d'un enfant de votre propre entourage ou un membre de votre famille avec qui vous avez beaucoup d'affection. Cela peut-être aussi un déjeuner, un dîner, une rencontre, une visite, un événement que vous allez avoir ce jour. Méditez cette pensée positive (seulement une à trois minutes) dans le cadre de la pleine conscience.

Priez Dieu et lui seul chez vous, en toute liberté, le temps que vous souhaitez, dans l'intimité et le secret. Et si vous avez besoin d'une aide, demandez-là à son fils Jésus le Christ, notre Seigneur et Maître (Rabbi)  et personne d'autre. Jésus seul peut nous amener au Père... La prière à Dieu vous appartient. Vous n'avez pas besoin d'un édifice ou d'un livre de prière.

Lisez et méditez seulement les Évangiles et rien que les Évangiles.

N'hésitez surtout pas selon votre état et votre propre besoin d'aller consulter un professionnel de la santé... Même s'il est question de religion et de foi.

Faites-vous aider par votre famille si elle est ouverte, par des amis non-croyants car il y en a de formidables. Nos meilleurs amis ne sont pas forcément des croyants ou des assidus à la messe. En règle générale, ce n'est pas dans l'Église que l'on se fait le plus d'amis. 

Allez à des groupes de parole (non religieux) si vous en sentez le besoin surtout quand le rejet est lié au monde du travail.

Ayez des projets non-confessionnels dans votre vie. Le monde à tant besoin d'aide surtout ceux qui sont éloignés de l'Église.

Lisez l'Évangile chaque dimanche chez vous afin qu'il vous anime tout le long de la semaine.

 

Soyez ouverts à la littérature non religieuse, à la philosophie, à l'art, au théâtre, à la culture, aux expositions...

VOUS ÊTES ENCORE PLUS LIBRE ! en dehors de la religion et des communautés et n'hésitez pas à nous écrire un témoignage.

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