HANDICAP ET FOI

Ce que je ferais en ce jour de l'Assomption

Par Gabriel Rey

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L’année dernière, jour pour jour, je recevais un message de Pierre-Alain qui me disait : « Qu’allez-vous faire demain, le 15 aout, vous qui n’allez plus à la messe, en l’honneur de la Vierge-Marie ?

« Rien de particulier ai-je répondu »

Il ne s’attendait pas à un tel propos qui je vous l’avoue était un peu provocateur. Je dois redire dans cette tribune et je ne le regrette absolument pas que j’ai dans ma vie de fidèle ordinaire insignifiant, récité de nombreux chapelets (même en latin). C’est bien le verbe « Reciter » que l’on emploie. J’ai même participé à de nombreux pèlerinages dans les sanctuaires mariaux. Seulement quatre sur deux-mille-neuf cents répertoriés en France. Lourdes, Pontmain, Pellevoisin, la Salette. Je suis même allé à Fatima au Portugal.

En 1997, j’ai fait partie des équipes du rosaire. Oh pas longtemps, les groupes de prière ne sont jamais pérennes chez moi… Trois mois pour « Les équipes ». Un record. Je me souviens que j’avais choqué Annie, une paroissienne martiniquaise adorable. J’ai gardé un très bon souvenir d’elle et l’on s’est rencontré plusieurs fois sans qu’elle m’en tienne rigueur. Elle voulait que l’on prie pour sa fille, qu’elle puisse obtenir son diplôme de fin d’études. J’ai refusé pour la simple raison que si elle n’avait pas fourni un travail suffisant, nos prières ne servent à rien. En revanche on peut prier pour qu’elle puisse avoir de bonnes conditions pour ses épreuves : le sommeil (Dieu sait que les étudiants le réclament), les transports pour s’y rendre, etc. Ce fut ma dernière participation. Peu de temps après, j’apprenais par une autre paroissienne que le groupe du rosaire avait éclaté en deux puis en trois avant de se dissoudre. Ah, quand les clivages nous tiennent, c’est fatal.

Revenons à la fête de l’Assomption. Voici trois temps importants de l’histoire de cette fête.

Au VI° siècle, l’empereur Maurice instaure la fête de la Dormition de la vierge Marie. (pas encore l’Assomption des catholiques) le 15 août (sextilis du calendrier julien). Cette fête était précédée de quatorze jours de jeûnes.

Les catholiques disent « Assomption ». Les orthodoxes « Dormition »