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Collectif Indépendant des victimes des abus sexuels dans l'Eglise de France

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Ne lâchons rien !

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Le collectif indépendant de victimes des abus sexuels dans l'Eglise se mobilise pour observer scrupuleusement des suites que donnera l'Eglise de France 
sur les réparations des victimes et des 45 recommandations de la CIASE
Communiqué

Publié le 24 sept.-21

Modifié le 6 oct.-21

Le CER (Collectif Espérance Résilence) a vécu cette journée du 5 octobre 2021 dans la consternation comme la majorité des catholiques France et du monde. Il en est suivi dans la foulée d'un écœurement, comment cela aurait-il pu être autrement ? Le reste de la journée a été jalonné d'effroi et d'horreur, d'affliction et de dégoût.

Le CER a une pensée particulière pour Monsieur Jean Marc Sauvé et  lui apporte sa profonde gratitude  pour son travail de président et de coordinateur. Le CER remercie chaleureusement tous les membres de la C.I.A.S.E.

Conscient de ce qu'il ont enduré, des témoignages reçus, lus et écoutés pendant des heures interminables. Conscient également que les témoignages parfois insoutenables ont dû être transposés au delà d de leur mission dans leur vie privée 

 

Notre démarche est d’être prêt sur les suites à donner concernant le rapport de la CIASE (Commission Indépendante des abus sexuels dans l’Église) qui sera remis le 5 octobre 2021.

Ce rapport sera entre les mains des évêques. Beaucoup de victimes vont se sentir seules. Beaucoup n’ont plus confiance envers l’institution catholique. Nous craignons que ce rapport comme tous les rapports soit suivi uniquement par des effets d’annonce et que les propositions que feront les évêques de France ne soient pas à ce que les victimes attendent.

Notre association « Collectif Espérance Résilience » se veut indépendante. Nous sommes des catholiques en retrait de l’institution. Nous porterons un regard critique et constructif sur ce que comptent faire les évêques de France principalement pour les victimes les plus précarisées qui n’ont jamais pu s’insérer dans la vie sociale où certaines vivent dans la misère entremêlée par la pauvreté, la psychologie, la psychiatrie profonde et morbide. C’est une réalité.

Notre association se penchera sur les affaires à venir en aidant les victimes sur les démarches à suivre.

Nous voyons très bien que l’Église se prépare à la remise de ce rapport et il n’est pas souhaitable que les évêques gèrent seuls cette situation complexe avec des associations qu’ils auront intégrées en leur sein pour mieux les contrôler. Il est impossible de concevoir un groupe homogène entre les victimes et les autorités religieuses qui pendant soixante-et-onze ans (1950, date de démarrage des faits pour la commission) sont restées volontairement silencieuse dans les situations les plus graves. Impossible de faire une union fraternelle avec des élites laïques catholiques qui essayeront de minimiser les choses. Un petit noyau qui, rappelons-le avait jeté l’opprobre sur l’acharnement de l’association « La Parole Libérée » en défendant bec et ongles le Cardinal Barbarin. 

La commission « Sauvé » évaluera-t-elle le nombre de suicides de celles et ceux qui ont été victimes des abus sexuels ? Probablement pas. C’est aussi une réalité  que l'on dévoilera jamais.

Le Collectif Espérance Résilience lutte et continuera de lutter contre les abus sexuels dans l’Église. Elle accueillera toutes les victimes, défendra leurs intérêts, les orientera vers des spécialistes compétents (Psychologues, psychiatres, pédopsychiatres) et n’hésitera pas à se constituer partie civile s’il le faut.

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Le collectif Espérance-Résilience s’assurera des services de Maitre Caty Richard, avocate spécialiste en Droit pénal dont l’expérience judiciaire et médiatique n’est plus à démontrer. Reconnue pour son implication aux côtés des victimes, elle s’est plusieurs fois engagée auprès des parties civiles victimes d’agressions sexuelles et de viols par des hommes d’Église.

Restons Vigilants ! Ne lâchons rien !

Les autorités religieuses ont montré qu’ils ont été incapables de gérer ces crimes odieux. Le seront-elles au lendemain de ce rapport ? On en doute sérieusement. Comment réveiller une espérance sur ce sujet qui a été étouffée pendant des siècles ? Ce sera très long.

À la remise du rapport, il faut être efficace, déterminé sans rien lâcher. Nous sommes là pour les victimes. Qu’elles ne se sentent pas abandonnées. Qu’elles aient le courage de parler en dehors de l’Église catholique. C’est pourquoi cette nécessité pour nous d’être en retrait de l’institution.  

Vous pouvez compter sur nous.

 

Caroline Pierrot, présidente de l'association 'Espérance-Résilience.

Didier Ferriot, Co-initiateur de execclesia.com