HANDICAP ET FOI

Message de la Nativité des Catholiques Execclesia

Message de la Nativité des Catholiques Execclesia
Bouton

Nous avons beaucoup écrit sur la venue de notre Seigneur Jésus, né dans une étable, installé dans une mangeoire à bestiaux. Les représentations que nous ont faites certains artistes de la « crèche » sur une idée de François d’Assise montrent souvent une mise en scène chaleureuse, et lumineuse provoquant de la joie et de l’admiration. Devant une crèche éclairée, on se sent bien.
Mais la réalité était tout autre. Avez-vous déjà visité une étable rudimentaire, en pleine nuit ?
Celle où est né l’Enfant Jésus ne faisait pas partie d’une ferme. Elle était en pleine nature, au milieu des montagnes, dans le froid et les courants d’air. Sans eau, sans hygiène pour accueillir un accouchement. Le contexte était loin d’être merveilleux… L’étable n’était pas éclairée comme nos crèches. Et pourtant, cette situation que l’on ne souhaite à aucune femme qui est prête à accoucher émerveille nos cœurs.
Cet enfant qui vient de naître dans le froid et dit on selon une légende sera réchauffé par le souffle d’un bœuf, va changer le cours de notre humanité. Dieu l’a voulu ainsi.

Notre Seigneur Jésus est né dans l’indifférence la plus totale, mais son existence sera une Providence pour beaucoup de gens de ce monde.

Dieu ne voulait pas qu’il grandisse dans un cadre luxueux encore moins qu’il soit élevé dans un milieu où s’exerce le pouvoir des hommes bien installé sur des trônes de toutes sortes sous la surveillance bien contrôlée d’une hiérarchie religieuse bien établie. Dieu s’est mis incontestablement à l’écart d’une autorité et des pouvoirs des hommes.

Dieu a voulu dans cette « Nativité » que la foi, la confiance revienne envers ceux qui ont perdu tout espoir, qui sont à l’écart de tout.

Les bergers avaient une vie particulière, retirés des villes et des existences citadines qui s’agitent et nous stressent. Dieu a voulu que son Fils soit auprès des exclus, de ce qui sont à l’écart : Les rejetés, les humbles, les pauvres, les personnes handicapées, les malades, les marginaux et les plus cachés en ajoutant aujourd’hui toutes les victimes des exactions commises par l’Église.

Cet enfant sera le sauveur de notre humanité et il l’est toujours. Il l’est encore pour ceux qui espère en lui et surtout pas pour ceux qui se servent de lui pour assouvir un pouvoir.

Les bergers n’étaient un exemple à suivre pour la société religieuse de l’époque. Ils étaient loin d’une liturgie aux ornements prestigieux. Les bergers étaient rejetés, mis à l’écart d’une société agitée où les hors-normes sont rejetés. Certains ont été bouleversés. Ils sont repartis remplis de joie. Ils ont été les premiers à proclamer les louanges de cette naissance, cette Bonne Nouvelle qui deviendra l’Évangile pour tous les peuples.

Aujourd’hui, nous avons une pensée particulière aux femmes qui mettent au monde un enfant et de tous les enfants de notre monde, principalement ceux qui sont séparés de leurs parents.

Bonne Fête de la nativité à tous