LA PAROLE AU CŒUR DE NOTRE VIE   

ÉVANGILE DE JEAN 10, 11-18

11 Jésus dit : Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour les brebis. 12 Le mercenaire qui n'est pas berger et à qui les brebis n'appartiennent pas, voit-il le loup venir, il laisse là les brebis et s'enfuit ; et le loup les enlève et les disperse. 13 C'est qu'il est mercenaire et ne se soucie pas des brebis. 14 Je suis le bon berger ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, 15 comme le Père me connaît et que je connais le Père. Et je livre ma vie pour les brebis. 16 J'ai aussi d'autres brebis, qui ne sont pas de ce bercail. Celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. 17 Voilà pourquoi le Père m'aime : parce que je livre ma vie, pour la prendre de nouveau. 18 Personne ne me l'enlève, mais je la livre de moi-même. J'ai le pouvoir de la livrer et j'ai le pouvoir de la prendre à nouveau : tel est le commandement que j'ai reçu de mon Père.   

L'image du bon berger employée par Jésus était très compréhensible par ses contemporains. Une image que les orientaux connaissent bien. Image reprise souvent dans les écritures. A l'époque de Jésus, les bergers étaient moqués, méprisés, des rustres déconnectés du temps et du tumulte. Retirés, n'allons rien imaginer sur leur foi. Ils étaient seuls, en pleine nature, dormant souvent à la belle étoile en charge d'un troupeau qu'ils protégeaient contre toute menace. N'oublions pas que les bergers furent les premiers à avoir eu le bonheur de rencontrer Jésus dès sa naissance. Pendant sa vie missionnaire, Jésus disait souvent « Je suis ». Cela nous renvoie à la réponse de Dieu quand celui-ci envoya Moïse pour délivrer les hébreux de la servitude des égyptiens. Moïse demanda à Dieu au nom de qui doit-il l'annoncer ? Et Dieu dit :  « Je suis celui qui est, voici ce que tu diras aux Israélites : ‘Je suis’ m'a envoyé vers vous ». (Exode 3, 13) L'introduction « Je suis » est donc forte, souvent utilisée par Jésus durant sa vie missionnaire à tous ceux qui se posaient la question : Qui est-il ? Et il emploie des images fortes : « Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres mais aura la lumière et la vie. » (Jean 8, 12) ; « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père sinon par moi... » (Jean 14, 6) ; « Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé... » (Jean 10, 9) ; « Je suis la vigne, vous les sarments. Celui qui demeure en moi et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit. » (Jean 15, 5) ; « Moi je suis la résurrection et la vie. Qui croit en moi ne mourra jamais. » (Jean 11, 25-26). Nous savons avec ‘Je suis’ qui est Jésus. Le travail d'un berger n'est pas de tout repos. Il faut être attentif à tout le troupeau. Il ne faut pas qu'une seule brebis ne se perde pas. Il faut avoir un regard particulier sur les brebis les plus fragiles. Et il fait tout pour les défendre contre tout danger et toute menace. Comme un excellent berger, Jésus nous connait tous, tous les hommes, nous sommes ses brebis. Il est toujours là auprès de nous et nous guide pour nous amener vers un bon pâturage. Jésus dit qu'il a d'autres brebis. Ceux qui sont éloignés surement ou rejetés. Pour nous, chrétiens hors de l'Église, notre vrai guide, notre seule guide, notre seul berger, notre seul pasteur, c'est notre Seigneur et Maître (Rabbi) Jésus le Christ et nous n'avons pas besoin d'autres chefs d'une hiérarchie religieuse qui par leurs hautes études théologiques sont les seuls à comprendre son message et de le transmettre (même chez les laïcs). L'important c'est de se savoir aimé et guidé par Jésus. C'est l'essentiel pour nous. Et je peux imiter le Christ, c'est à dire d'être très attentif à l'autre, à celui qui est proche, à celui qui a besoin de moi.  

Gabriel 

 

Source :

© Médiaspaul - Texte traduit du grec par Charles Augrain

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