Journée internationale des frères et sœurs

Samedi 10 avril 2021

Journée internationale des frères et sœurs

La Sibling Day Foundation a été créée en 1995 pour reconnaître, honorer et célébrer les relations fraternelles entre frères et sœurs. C’est Claudia Evart (une Américaine) qui en est à l’origine qui avait pour but de célébrer la vie de sa sœur et de son frère disparus alors qu’ils étaient encore jeunes.

À « Execclesia », nous recevons de nombreux témoignages de catholiques non-pratiquants au sujet de leurs frères et sœurs. Ceux qui ont été séparés jeunes pour des raisons diverses : Pauvreté, conflits familiaux, drame en tout genre, décès des parents… adoption.

Beaucoup de familles sont encore en souffrance qu’en aucun cas nous ne voulons porter un jugement. Mais aussi nous avons des témoignages heureux quand des frères et des sœurs qui se retrouvent après de longues années. Il faut reconnaître que c’est très difficile, mais certains y arrivent.

Nous avons aussi des témoignages de femmes et d’hommes qui ont un frère ou une sœur handicapée. Des joies dans leurs rencontres, mais aussi des questionnements voire des inquiétudes quand l’âge avance et que les parents vieillissent.

Nous avons aussi des témoignages de fratries quand un frère et une sœur ont de très grandes difficultés.
Cette « Journée frères et sœurs » célébrée chaque année le 10 avril nous permet de sensibiliser chacun, d’unir et réunir tous nos efforts pour retrouver nos frères et sœurs, de penser à eux, dans une fratrie réconciliée et solidaire. Avoir une attention particulière pour eux. Penser à son frère et à a sœur même s’il est éloigné géographiquement.

Incontestablement, c’est une bénédiction de voir des frères et des sœurs unis…

À « Execclesia » nous voulons aussi en faire une journée de joie… nous prions pour nos frères et sœurs, principalement celles et ceux qui sont comme nous éloignés de l’Église. Prier pour que ce lien les unisse et puisse perdurer chaque jour de l’année. Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux utilisés à bon escient, grâce aux applications vidéoconférence, nous pouvons dialoguer, converser avec eux même s’ils sont au bout du monde.

Nous prierons ce jour pour que cette journée soit reconnue au niveau mondial. Nous prierons aussi pour nos frères et sœurs partis trop jeunes…
Que Dieu nous bénisse !

Message de Sophie

J’ai une tendre pensée ce jour pour ma sœur Claudy (Porteuse de la trisomie 21). Elle a 28 ans. Elle habite la semaine dans un foyer en région parisienne. Deux weekends, elle le passe chez mes parents, un chez mon frère et le suivant chez moi. Sa prochaine venue est prévue le weekend prochain. Elle prend le train, car j’habite à côté de Bordeaux. J’ai 33 ans et je suis célibataire.

Ce weekend entre filles est toujours un moment merveilleux aussi bien pour elle que pour moi. Je l’aide dans ses choix vestimentaires. Elle est très coquette. Même si en ce moment le shopping est très restreint à cause de la crise sanitaire, nous arrivons faire de la marche dans les parcs. La soirée pyjama du samedi soir est privée. Vous n’en serez rien, mais je peux vous dire que nous passons ensemble des soirées merveilleuses.

C'est très difficile d'aider un frère ou une sœur dans la détresse.

Témoignage de Vincent

La femme de mon frère Maxime est partie, l’a quitté il y a environ trois ans. Ils ont eu deux filles ensemble. Elles voient encore leur père. Depuis, Maxime s’est laissé aller. Il s’est réfugié dans l’alcool. Il en est dépendant. Mon autre frère et ma sœur, nous essayons de l’aider tant bien que mal. Mais ce n’est pas évident. Parfois il nous arrive de laisser tomber, mais c’est notre frère, nous l’aimons, il est très attachant.

Grâce à Dieu, il a conservé son emploi de banquier, mais tout cela est très fragile. J’ai peur à chaque instant qu’il perde son travail. Ce serait une catastrophe. Même s’ils nous arrivent à mon frère, ma sœur et moi de baisser les bras, en aucun cas nous voulons le laisser tomber. Quand un flanche, deux sont toujours là pour prendre le relai.

Nous sommes unis depuis notre naissance. Maxime aura 42 ans cette année. Ma femme l’aide beaucoup, mais c’est plus compliqué chez les conjoints de mon frère et ma sœur. En cette journée des frères et sœurs, je voudrais dire qu’il faut tant que l’on puisse, aider un frère ou une sœur en grande difficulté. Je prie chaque jour pour retrouver mon frère d’avant, plein de joie, rieur et attentif aux autres. C’est cela qui nous motive.

Des frères et sœurs unis est une bénédiction pour les parents.

Témoignage de Daniel

Nous sommes tous unis dans ma famille. Oui, c’est vraiment une bénédiction. C’est surement grâce à nos parents qui œuvrent beaucoup pour cela. Ils ont tout fait pour qu’il n’y ait aucune jalousie entre nous. Ce n’est pas facile à réaliser. Il faut de la compréhension et de l’amour et ma mère que l’on nomme en rigolant, en se moquant gentiment « l’ONU », elle n’aime pas ça.

À chaque fois qu’elle sent une tension, elle déploie un arsenal diplomatique, des rencontres, des entrevues sous le thème de retrouvaille. Elle le fait avec art, délicatesse, rarement rencontré dans vie. Mes parents ont un don extrêmement fédérateur. Je pense que leur foi y est pour quelque chose. Ils nous en parlent, mais ne vont plus à la messe depuis pas mal d’années. Nous, les enfants, depuis notre communion, nous ne fréquentons plus la messe. Peut-être une de mes sœurs. Aujourd’hui nous avons entre 30 et 40 ans.

J’ai trois sœurs et je suis le seul garçon. Je ne suis pas le dernier. Nous sommes tous mariés. Nos parents ont sept petits enfants dont le dernier, le mien, est né il y a un mois. Cinq garçons et deux filles. L’équilibre se rétablit. Entre mes sœurs et moi, il n’y a aucune jalousie. Entre mes beaux-frères, il y a une entente parfaite… Cela frise du miracle quand on voit que ce n’est pas vraiment le cas dans les familles de nos amis respectifs.

Il n’y a aucune animosité, c’est du pur bonheur de se retrouver. Je connais Execclesia par un ami en commun très proche d’un de ses initiateurs.