Maryse

       Je suis enseignante en région parisienne. À l’âge de seize mon fils Thomas a commencé à fumer du cannabis, en augmentant rapidement sa consommation. Puis il s’est mis à boire énormément. Mon mari venait de quitter le domicile conjugal. C’était très dur. J’allais à la messe tous les dimanches. Je faisais même partie d’un groupe autour de la Bible. Je n’ai eu aucune compassion au sein de ma communauté paroissiale. Quand mon fils est parti en cure de désintoxication, j’allais souvent le weekend chez des amis. Personne n’a pris de mes nouvelles. Certains paroissiens avaient mon numéro de téléphone. Puis j’ai été hospitalisée et eu trois semaines de convalescence. Je les ai passées chez ma sœur. Là aussi, même pas le prêtre ne m’a contacté. Je suis une personne discrète, je n’aime pas m’apitoyer sur mon sort. En rentrant, j’ai décidé de ne plus aller à la messe. Mon fils qui se drogue et s’alcoolise ne va pas bien du tout. Il vit chez moi. Je fais partie d’un groupe de parole non confessionnel de parents vivant cette situation. Il y a beaucoup d’entraide. Je prie et je vis ma foi chez moi, intensément. J'ai rejoint le réseau des C.E (Catholiques Execclesia). Je rencontre d’autres personnes qui sont plus fraternelles. Le prêtre m’a téléphoné au bout de quatre mois. J’ai abrégé la conversation. Les églises se vident, je le comprends maintenant. Je vous confie en prière mon fils Thomas.

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