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MESSAGE

L'Avent : de l'Amour à l'Espérance

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Ce temps de l’Avent comme celui du Carême, nous prépare à un évènement majeur dans notre vie chrétienne. L’Avènement de la venue de notre Seigneur Jésus. Certains nous disent que le jour du 25 décembre ne serait pas la date exacte de la naissance de notre Seigneur. Mais peu importe, l’important, c’est de prendre un temps pour soi dans notre vie agitée pour se rapprocher de Dieu, un temps qui nous fait cheminer vers la Nativité.

Dans notre Société de consommation, l’Avent commercial a démarré dès le début du mois de novembre. C’est incroyable. Ce temps de l’Avent ouvre un temps de méditation où l’on avance là où nous sommes, là où nous en sommes. C’est un temps qui nous invite à être plus attentif, à renouveler notre réflexion sur la volonté de Dieu notre Père qui, dans son immense amour pour tous les hommes et les femmes de ce monde a envoyé son Fils Jésus unique, notre Seigneur pour nous sauver… plus exactement pour nous préserver de tout ce qui nous entoure et nous empêche de continuer à vivre librement, tout ce qui nous accable en profondeur et fait obstacle sur notre propre dignité.

En envoyant son Fils, notre Dieu ne s’improvise pas comme beaucoup de guérisseurs qui avec des potions ou des recettes miracles font disparaître toutes nos blessures. Notre Seigneur Jésus a été envoyé tout simplement pour rétablir un lien d’amour entre tous les hommes et toutes les femmes de ce monde et son Père, notre Père, le Dieu unique. Par sa mort et sa résurrection, Dieu lui-même nous préserve de la mort, mais nous y reviendrons au moment de Pâques.

L’Avent : L‘attente de celui que l’on espère.

L’Avent est comparable à un membre de notre famille que l’on n’a pas vu depuis bien longtemps que sa visite est prévue à telle date et que chaque jour qui s’en approche nous rend tout joyeux et heureux. L’Avent transforme notre vie, notre paix et notre regard envers les autres.
Ce temps de l’Avent est extraordinaire. Dieu a décidé d’habiter parmi nous, le mot grec employé ἑσκήνωσεν « eskínosen », « se lever se dresser » fait allusion au mot שכינה « Shekhina » en Hébreu qui signifie « Présence divine » dans l’Exode 25, 8 Dieu dit : וְעָשׂוּ לִי, מִקְדָּשׁ; וְשָׁכַנְתִּי, בְּתוֹכָם: « Ils me construiront un sanctuaire pour que je réside au milieu d’eux »

Au temps de l’exode, les Hébreux vivaient dans des tentes et Dieu réclamait la sienne (sanctuaire, tabernacle) pour y demeurer.

Oui l’Avent est un temps où l’on construit en nous la demeure de Dieu. Dieu veut élever une demeure parmi nos demeures, maisons, appartements même tous les logements précaires des personnes pauvres … jusqu’aux bidonvilles. C’est une chose extraordinaire. Dieu notre Père s’est incarné dans notre condition humaine par amour pour ce qu’il a créé. Dire que « Dieu est amour » ne veut rien dire, car la haine n’est pas dans sa conception. Donc de fait, c’est un ajout inutile. Dieu a envoyé son Fils pour nous l’annoncer une bonne fois pour toutes qu’il aime tous ces enfants. C’est effectivement une Bonne Nouvelle. Dieu est toujours au cœur de ce que nous vivons. Nous refusons de croire que Dieu punit, que Dieu châtie que Dieu se venge et qui nous met continuellement à l’épreuve. Mais la réalité est là… Beaucoup d’humains vivent encore au cœur des guerres, dans le dédale de la pauvreté voire l’extrême pauvreté où des enfants meurent encore de la faim.

Beaucoup d’hommes et de femmes sont dans la tristesse d’un être cher disparu trop tôt et toutes les épreuves de la vie qui excluent beaucoup d’individus.

Depuis près de deux ans, la crise sanitaire a fait des dégâts, elle a séparé des familles. Elle a isolé. Beaucoup ont souffert des confinements à répétition. Les informations nous annoncent encore aujourd’hui le pire pour demain. Certaines personnes fragiles développent des troubles psychologiques. Les gens sont au bord de la crise de nerfs. Laissons les informations de côté pendant ce temps de l’Avent.

Prenons d’abord du temps pour soi, pour reposer notre mental qui est malmené par le stress quotidien. Ainsi nous pourrons mieux être à l’écoute de notre Seigneur Jésus et plus ouverts aux autres.

Le temps de l’Avent est là pour nous montrer que dans toutes les souffrances de ce monde, il y a une petite brèche qui laisse passer la lumière.

Malgré nos tempêtes et nos ténèbres, on ose prononcer son nom : « Espérance », à la naissance de ce Dieu qui s’est fait petit, humble et fragile. « Jésus est espérance ». C’est comme pour « Dieu est amour ». Son nom suffit à lui-même. Quand nous disons : « Dieu et Jésus nous suffisent » cela veut dire clairement que « l’Amour et l’Espérance nous suffisent. » Et nous devons le dire dans notre entourage. Aujourd’hui, nous entendons de plus en plus de gens détester Noël. Et nous remarquons que ce sont souvent des personnes seules. Voilà un autre fondement de ce temps de l’Avent. Rester éveillé, ouvert auprès des autres qui sont seuls, des éloignés de l’Église... Ceux qui ont perdu tout émerveillement.

Tous les hommes et les femmes de ce monde veulent tout simplement être aimé, d’entendre dire : « Tu as du prix à mes yeux, je t’aime » (Dieu a dit cela au prophète Isaïe en 43,4). Voilà ce que l’on doit dire aux personnes seules : « Les lumières de l’Avent je veux les partager avec toi, en attendant la grande lumière de la Nativité ou je partagerai avec toi la table de Noël. »

Beaucoup sont dans l’attente. Nous « Catholiques execclesia » qui avons pris nos distances envers l’Eglise-institution, nous voyons un peuple immense. Notre Seigneur Jésus est au milieu de ces attentes quoi que l’on en dise. Quand les hommes osent la rencontre, il est là ! Car justement, notre Seigneur choisit le faible et le laissé pour compte. Il a pris chair dans un enfant... Dans la fragilité d’un enfant, loin des palais, des somptueuses demeures et du flamboyant.

L’Avent n’est pas de proclamer un futur, une fin du monde comme beaucoup le prophétisent, mais d’un présent qui chaque jour nous prépare à la venue de notre Seigneur Jésus. Ce temps de prière et de méditation nous recentre sur ce présent, sur ce qu’il se passe autour de nous, ici et maintenant.

Quand nous nous sommes retirés de l’Église-institution, nous pensions que tout allait s’écrouler définitivement, que notre âme s’effondrerait au moindre mal, et que notre foi en serait abimée. Il y a certes eu des moments très difficiles comme tous les fidèles, mais une brèche apparait toujours… À nous de nous y engouffrer. On s’aperçoit que plus on avance, plus elle s’agrandit, la lumière devient de plus en plus éblouissante... Le Sauveur est né !

Dieu est venu parmi nous pour nous sauver de tout ce qui nous encombre. Il déblaie tous les gravas qui nous empêchent de nous aimer et de nous ouvrir aux autres, être attentif aux autres, attentif aux nôtres, aimer les autres. L’Avent est un temps qui fortifie notre vie chrétienne. En vivant en Christ, reflet de l’amour de Dieu... C’est à notre tour d’être le reflet d’amour de Dieu.

Nous vous souhaitons un bon Avent dans la paix et de la joie de notre Seigneur Jésus.

Les Catholiques Execclesia.