Le temps de Pâques

Réflexion proposée par Execclesia

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Le temps de Pâques est aussi important que le temps de Carême. Après la Passion de notre Seigneur Jésus, de sa mort et de sa résurrection, de ce moment qui a troublé tous les disciples, il ne faut pas l’oublier, incontestablement c’est toute notre humanité qui a été bouleversée en bien et hélas en mal. Mais la Résurrection de notre Seigneur nous montre à chaque instant de notre vie que le bien triomphe toujours. Dans l’histoire de notre civilisation ce fut dans certains cas long, mais le bien triomphe toujours.

La résurrection de notre Seigneur Jésus est le pinacle de notre vie chrétienne, le couronnement de la vie éternelle qui a eu le dernier mot sur la mort.
Le dimanche de Pâques, tous les chrétiens sont dans la joie en proclamant « Le Christ est ressuscité, oui il est vraiment ressuscité !

Mais à l’époque de notre Seigneur Jésus, les disciples n’étaient pas dans cette joie immédiate comme on le vit aujourd’hui. Ils étaient cachés par crainte des autorités. Mais une chose qui nous échappe ce jour c’est qu’il y a encore dans le monde des chrétiens qui vivent cachés par craintes. Ne les oublions jamais.
Les disciples avaient peur des représailles des autorités et ça peut se comprendre. Ils avaient peur aussi de l’incompréhension de ce qui allait se passer par la suite, jusqu’à la Pentecôte en passant bien sûr par l’Ascension. Et nous en tant que spectateurs, mais aussi en tant que témoins, de Marie-Madeleine qui reconnait (avec un temps de réflexion) la première que son Seigneur est vraiment ressuscité, à la curiosité de Pierre de s’assurer que le tombeau est bien vide jusqu’à l’incrédulité de Thomas, cela à de quoi aussi nous interpeller : Qu’aurais-je fait à la place des disciples après la mort violente du Seigneur Jésus et au moment de sa résurrection ?

De l’expression populaire française : « Je suis comme saint Thomas, je crois ce que je vois. » Que s’est-on de ce Thomas ? Le soir où Jésus apparait à ses disciples, Thomas était absent. Ce qui m’a toujours interpellé, intrigué c’est le premier mot qu’adresse notre Seigneur Jésus à ses disciples c’est « La paix soit avec vous ». C’est évidement une salutation juive, mais plus que ça. Notre Seigneur veut que nous soyons en paix dans sa gloire de ressuscité. En paix entre frères et sœurs, en paix dans l’annonce de l’Évangile, en paix dans nos réflexions et nos comportements. Malheureusement, les hommes en décideront autrement dans notre civilisation judéo-chrétienne.

Après cette salutation, notre Seigneur Jésus montra à ses disciples ses mains et son côté. En voyant cela, ils furent tous dans la joie nous dit l’Évangile de Jean. Alors si un copain qui est vraiment dans la joie cela m’interroge, mais quand il y en a dix, qu’ils me disent qu’ils ont vu le Seigneur et même ses plaies, alors là je n’aurais aucun doute. Du moins je crois. Alors qu’est-il arrivé à Thomas ? Et c’est huit jours plus tard, ce n’est pas rien, qu’il est cette fois-ci présent. Qu’ont-ils fait ses compagnons pendant ces huit jours ? On ne le saura jamais. Mais dans cette histoire de Thomas, j’ai retenu cette réponse magnifique du Seigneur Jésus à Thomas en Jean 20, 29 : « Parce que tu as vu, tu as cru. Bienheureux ceux qui, sans avoir vu, ont cru. »