QUI SOMMES-NOUS ?

Nous ne sommes ni des conservateurs ni des progressistes, car cela ne veut vraiment plus rien dire aujourd'hui. Nous sommes tout simplement des observateurs d’un monde qui ne va plus à la messe le dimanche, un monde que l’on nomme « Des catholiques non-pratiquants ». Même si ce qualificatif est inapproprié, nous le gardons, car il est plus parlant pour beaucoup.

Nous sommes des gens ordinaires, des subalternes insignifiants.

Ne nous voilons pas la face, il y a toujours eu deux églises dans l’Église et ce depuis le quatrième siècle quand le christianisme est devenu « Religion officielle de l’empire romain ». En s’installant dans le pouvoir des monarchies et des empires, l'Église est devenue à son tour un pourvoir autonome, très influençable et parfois implacable..

En 2021 en France, il y a encore très peu de vocation. C'est ce que nous constatons chaque année. Il y a plusieurs raisons à ça. Nous y reviendrons sur ce site.

Tout ce qu'on peut dire en voyant les statistiques depuis une vingtaine d’années, c’est que la situation sera dramatique dans une dizaine d’années. Marier les prêtres ou ordonner des diacres mariés, ça ne ne servira malheureusement à rien.

C’est un faux débat. En revanche, certains laïcs s’organisent déjà pour prendre les choses en main dans l’Église de France en créant des associations nouvelles, des fondations au sein de l’institution ou de s’infiltrer dans les anciennes.

Il y a deux groupes de laïcs dans l’Église de France. Contrairement aux idées reçues, ce n’est plus une question sociale chez les fidèles comme auparavant, mais plutôt un enjeu sociétal. Cela échappe à un très grand nombre.

Le premier groupe, ce sont des laïcs supérieurs.

Premier critère impératif : Être des universitaires aux hautes études, des gens bien sous tout rapport. Familles unies, nombreuses très appréciées. Célibataires acceptés, consacrés très estimés. Ces laïcs se cooptent en eux dans la sphère décisionnelle de l’Église catholique. C’est un ordre très fermé.

Le deuxième groupe ce sont des laïcs subalternes. La grande majorité sont des gens ordinaires qui vivent leur foi là où ils sont, là où ils en sont. Ils n’ont pas fait forcément des hautes études. Et si c'en est la cas, ils deviennent de surcroit des subalternes s’ils sont par exemples séparés, divorcés ou remariés ou sur d'autres critères selon une liste bien établie par les laïcs supérieurs.

Nous faisons partie de ces laïcs subalternes, des gens simples, des hors-normes…

Des personnes qui ont des difficultés pour s’en sortir, des laissés pour compte, des familles monoparentales, des catholiques séparés, divorcés et des familles recomposées ; des malades, des malades alcooliques, des drogués, leur entourage qui souffre (principalement leurs parents) ; des personnes fragiles, des personnes handicapées et les personnes de la rue ; des personnes qui ne se marient plus ; des homosexuels (qui n’ont plus le droit à une bénédiction).

S’ajoutent à cela tous ceux qui ne trouvent plus leur place dans leur communauté, trop de chasses gardées.

Et bien sûr, toutes les victimes des abus sexuels, enfants et femmes. Les révélations depuis le début de ce siècle ont été effrayantes et ce n’est que le début. Il y a aussi des situations qui échappent au grand public : tous ces enfants qui ont subi des violences et des sévices dans les orphelinats et pensionnats religieux. C’est une réalité qui n’a jamais été prise en compte. Nous avons de nombreux témoignages à ce sujet.

DES SALARIÉS ÉJECTÉS ET BANNI COMME DES MALPROPRES

À « Execclesia », certains d’entre nous ont été éjectés, bannis en tant que bénévoles et même en tant que salariés pour avoir osé s’exprimer et tenté de dénoncer ce que les laïcs supérieurs ne veulent surtout pas entendre dans leur propre sphère. En France, le cas de la Manif pour tous en est un parfait exemple. Et bien d’autres situations cachées du grand public.

 

En aucun cas, un laïc subalterne aura le doit à la parole dans la sphère décisionnelle catholique. Même s’il existe quelques dérogations principalement dans le domaine du  handicap physique ou sensoriel, elles demeurent inaccoutumées.

Notre Seigneur Jésus voulait, ne l'oublions pas, faire  « Eglise » par des insignifiants dans la sphère religieuse de l’époque et non pas avec. La nuance est importante. Par nous ! hors de question pour les laïcs supérieurs. Avec nous, c’est mieux, c'est plus confortable voire plus maitrisable.

Certes les laïcs subalternes seront bien accueillis dans la sphère des laïcs supérieur,s souvent très appréciés quand ils font des tâches subalternes (dont le nom choisi), à une seule condition, c’est qu’ils ne fassent pas de vagues, qu’ils ne signalent rien, qu’ils ne dénoncent rien et que tout reste dans le secret. Les supérieurs veillent scrupuleusement au grain. 

De vouloir faire bouger les choses dans la sphère des supérieurs, c’est franchement dépenser de l’énergie pour rien. Cela ne marche pas.

La foi et la pratique en communauté sont deux attitudes différentes.

Nous pouvons être très proches de notre Seigneur Jésus par notre foi (notre confiance) que nous avons envers lui sans faire partie d'une communauté qui par notre expérience la rend souvent terne et morose. C’est étonnant ! mais c’est la vérité.

Les gens ont perdu la foi à cause de notre société moderne. C'est absurde de penser cela.

 

Les gens ordinaires n'ont pas perdu la foi chrétienne uniquement à cause de notre société consumériste ? Des mœurs attestées et validées qui nous rendent malheureux ?  Des légalisations de tout genre : Avortement, bientôt l’euthanasie, le mariage homosexuel, la PMA, la GPA et nous en passons ?

Bien sûr que non !

Nous affirmons en toute bienveillance que les gens ont perdu la foi principalement par le comportement des responsables de notre Eglise catholique.

Nous vivons dans une société organisée avec une histoire. Chaque histoire est englobée dans une civilisation (en France nous sommes toujours dans la civilisation judéo-chrétienne) qui a connu certes des guerres, des révolutions, des changements de régime, des crimes, des luttes de classes (de la politique), des transformations sociales et sociétales. En France, nous sommes dans une République démocratique au régime universel où chaque citoyen peut choisir son dirigeant par un vote.

C'est  « le Temporel »

Durant toute sa vie missionnaire, notre Seigneur Jésus nous invitait à annoncer l’Évangile, sa Bonne Nouvelle. Par sa mort et sa résurrection, notre Seigneur nous invite à prendre place au Royaume de son Père. De prier sans cesse, d'aimer son prochain.

C'est « Le spirituel ».

 

L’Église a créé des œuvres magnifiques. Il ne faut pas l’oublier. Son erreur c’est d’avoir voulu être absolument un pouvoir à part en entière pour faire face aux nations et en affrontant parfois violement le temporel.

Il y a eu de nombreux commentaires dans cet épisode de la vie de notre Seigneur que nous connaissons tous. Sa célèbre réponse aux religieux qui voulaient lui tendre un piège. « Faut-il payer l’impôt à César ? Et prenant une pièce à l’effigie de César, notre Seigneur répondit « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Luc, 20, 25)

Notre Seigneur Jésus veut que nous soyons avant tout des êtres libres… libres de choisir, de s'exprimer, d’aimer et de prier.

En ce 21ème siècle, les catholiques laïcs supérieurs ont choisi d’affronter le temporel, de manifester impérativement s'il le faut, de faire de la propagande et de s’insurger si l'occasion se se présente. 

Certains mouvements sont des partis politiques. C'est leur choix, ce n’est pas le nôtre. Ils sont libres ! De toute façon, notre avis ne les intéresse pas. Mais cela ne veut pas dire que nous rejetons le Temporel. Nous sommes en France dans un pays démocratique. Nous avons tous le droit de voter. Si notre choix n’a pas été retenu, reconnu, en aucun cas nous mêlerons le spirituel pour s’opposer ou de manifester. 

Si nous montrons nos nuances aux laïcs supérieurs, si nous refusons de manifester, nous sommes éjectés illico.

Que nous reste-t-il alors ?

L’Évangile de notre Seigneur Jésus et notre liberté. Ce sont deux grandes richesses inestimables. Nous nous nourrissons chaque jour de la Parole de Dieu, nous l’intériorisons, nous prions, nous méditons dans notre sphère privée. Nous nous ouvrons aux autres, nos familles, nos enfants que nous avons peut-être négligés en étant trop impliqué dans une communauté, mais aussi ouverts à ceux qui sont les plus éloignés de Dieu.

 

Ni conservateurs, ni progressistes, ni traditionalistes et ni réformistes. Nous sommes des gens ordinaires. Nous essayons d’aimer chaque jour tout simplement.

Le courant « Execclesia » qui veut dire « hors assemblée » nous permet d’avoir un droit au chapitre. Nous ne sommes ni une communauté, ni un mouvement, ni une association, ni une fondation. Nous vivons intensément notre foi chez nous…

Que Dieu nous bénisse !