TÉMOIGNAGES

TÉMOIGNAGE DE MARYSE
SEPTEMBRE 2020
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Je suis enseignante en région parisienne. À l’âge de seize mon fils Thomas a commencé à fumer du cannabis, en augmentant rapidement sa consommation. Puis il s’est mis à boire énormément. Mon mari venait de quitter le domicile conjugal. C’était très dur. J’allais à la messe tous les dimanches. Je faisais même partie d’un groupe autour de la Bible. Je n’ai eu aucune compassion au sein de ma communauté paroissiale. Quand mon fils est parti en cure de désintoxication, j’allais souvent le weekend chez des amis. Personne n’a pris de mes nouvelles. Certains paroissiens avaient mon numéro de téléphone. Puis j’ai été hospitalisée et eu trois semaines de convalescence. Je les ai passées chez ma sœur. Là aussi, même pas le prêtre ne m’a contacté. Je suis une personne discrète, je n’aime pas m’apitoyer sur mon sort. En rentrant, j’ai décidé de ne plus aller à la messe. Mon fils qui se drogue et s’alcoolise ne va pas bien du tout. Il vit chez moi. Je fais partie d’un groupe de parole non confessionnel de parents vivant cette situation. Il y a beaucoup d’entraide. Je prie et je vis ma foi chez moi, intensément. Je rencontre d’autres personnes qui sont plus fraternelles. Le prêtre m’a téléphoné au bout de quatre mois. J’ai abrégé la conversation. Les églises se vident, je le comprends maintenant. Je vous confie en prière mon fils Thomas.

TÉMOIGNAGE DE PASCAL
AOÛT 2020
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Entre 1998 et 2000, j’ai eu en tant que laïc bénévole des responsabilités importantes dans mon diocèse, officialisé par une mission de mon évêque, qui devait être de trois ans en général et renouvelé une fois. Par le témoignage de l’aumônier diocésain, un prêtre également nommé par l’évêque, je faisais un travail remarquable. Mais ma mission fut de courte durée.

En 2000, notre évêque a nommé un nouveau vicaire général (son bras droit). Un fidèle de son entourage voulait impérativement ma place, encouragé par trois de ses amis. Ils ont monté une cabale contre moi.

Ils ont fait circuler des rumeurs, des calomnies monstrueuses à mon égard, des mensonges terribles. Je ne me suis jamais marié. En 2000, j’avais 46 ans.

Ma dignité a été atteinte. J’ai essayé de tenir le coup, mais en vain. Même le prêtre aumônier et deux membres de cette mission en me soutenant ont aussi été écartés.

Dans l’Église, certains laïcs conservateurs sont prêts à tout pour détruire ceux qui veulent faire bouger les choses. Une petite poignée puissante, il faut le voir pour le croire.

Ils ont réussi, mais au bout de trois ans, cela s’est su dans le diocèse. Cette personne à son tour a été écartée avec un fidèle. En attendant, j’ai mis quatre ans pour me reconstruire tellement que c’était violent. L’évêque a pris une seule fois de mes nouvelles.

Depuis 2014 je suis à la retraite. De suite, j’ai voulu quitter mon diocèse. Je me suis installé en Savoie dans une petite station de ski et de randonnée. J’ai été très bien accueilli par certains villageois. Bien sûr que je ne mets plus les pieds dans l’Église. Je prie chez moi ou dans une petite chapelle située en haut d’une montagne, ou en pleine nature, ce n’est pas l’espace qui manque.

Je suis bénévole à la station. Je me suis fait des amis, croyants et non croyants. Les croyants ne fréquentent pas la communauté paroissiale. Ils sont formidables aux petits soins les uns envers les autres. Ils connaissent tous mon histoire. L’entraide dans ce petit groupe d’une quinzaine de personnes est merveilleuse. Je vis une retraite paisible…

Mon Seigneur Jésus est toujours présent. Je lis chaque jour sa Parole, je prie régulièrement pour mon petit groupe et tous les villageois. Je m’occupe avec deux amis de ceux qui sont isolés du village, surtout en plein hiver. C’est une retraite simple, mais harmonieuse.

Pascal T.

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